Un Picasso au théâtre de Nesle, Paris, Octobre-Novembre 2015

Résumé:

Pendant l'occupation allemande, en octobre 1941, à Paris, une jeune femme nazie, Mademoiselle Fischer, très séduisante, convoque Picasso afin qu'il authentifie trois de ses oeuvres. Picasso, bon gré mal gré, se résigne mais en exige la raison. Mademoiselle Fischer, lui fait part de sa mission : organiser une exposition “d'art dégénéré” pour ses chefs, dans l'intention d'en faire un autodafé. Picasso, désespéré, veut sauver son oeuvre et affirme que ces dessins sont, en fait, des faux. Une joute oratoire s'ensuit. Un propos sur l'art et la politique, la place de l'art dans la société.
Un débat nerveux, vif et spirituel mené par deux acteurs possédés par un texte d'une grande sensibilité, basé sur une véritable connaissance de l'histoire de l'art et de la vie de Picasso.

Picasso était un homme passionné. Picasso est un monument. Interpréter sur les planches un tel personnage réel est un défi dans cette ère de culture biopic. Tout en essayant de se hisser vers ce personnage référencé, il ne faut pas oublier que le public est là pour entendre des mots résonner, suivre une histoire passionnante et prendre part à une réflexion

sur des thèmes qu’il y voit ou qu’il y projette (sexe, art, politique, féminisme, etc.).

Dans la pièce, Picasso dit en parlant de l’inspiration de Guernica: “si on est un soldat, on se bat,…, si on est un peintre, on peint” . Pour moi, si on est un acteur, on respecte et on honore les mots d’un auteur.
Charles Fathy

 

 

 

Télématin le lundi 26 octobre 2015

"Les deux comédiens sont exceptionnels, donnant corps à leurs personnages avec un grand réalisme.

Charles Fathy est un Picasso d’une troublante ressemblance, tour à tour effondré, colérique, arrogant, manipulateur, séducteur. Face à lui, Natalia Lazarus crée un personnage étonnant, incarnation au début d’une nazie autoritaire sans tomber dans la caricature, pour dévoiler peu à peu son univers personnel en femme issue d’une famille cultivée et amateur d’art. Nicole Bourbon"

" Charles Fathy  incarnates a remarkable Picasso : un homme sûr de son génie, grande gueule mais malicieux, avec un regard intense. Natalia Lazarus donne à son partenaire une réplique nerveuse ; elle sait composer à la fois une femme fonctionnaire et une femme emportée par sa propre personnalité. Gilles Costaz

" Mise en scène parfaite, jeu des acteurs impeccables. Un propos sur l'art et la politique et la place de l'art dans la société, voilà le thème de cette pièce jamais fade, toujours passionnante. Un excellent travail de traduction, de dramaturgie et de mise en espace. Jean-Max Méjean

" Menée tambour battant, "Un Picasso" n'est pas qu'une hagiographie du génie ibérique. La pièce de Jeffrey Hatcher permet à deux excellents acteurs de tenir en haleine un public tout de suite acquis à une intrigue jalonnée de rebondissements. Philippe Person

" Playwright Jeffrey Hatcher's drama artfully combines a threatening atmosphere with a charged debate on art and politics. The grounded performances and pleasantly nuanced arguments are enough to keep the work vivid and compelling. Paul Birchall"

A Picasso
press to zoom
Un Picasso
press to zoom
Charles Fathy - Un Picasso
press to zoom
Un Picasso
press to zoom
Un Picasso
press to zoom
Un Picasso
press to zoom
Charles Fathy - Un Picasso
press to zoom
Un Picasso
press to zoom
1/1

"Les deux acteurs bilingues se livrent avec intensité et émotion à une joute verbale explosive, avec quelques moments d'humour. Le texte, bien écrit, est ciselé et l'on apprend beaucoup sur la vie de Picasso, sur le fait que vivant à Paris, il n'est pour autant jamais devenu français, ni vraiment parisien. Son rapport à son art et à la politique est aussi évoqué. Bien jouée et rondement menée, la pièce « Un Picasso » vaut le détour pour son approche originale du peintre. Plus que quelques représentations pour la découvrir avant une tournée à l'international ! Mary Matys

"Natalia LAZARUS, excellente, compose une Mlle FISCHER consumée de l’intérieur, bouleversante. Charles FATHY donne toute sa prestance au personnage Picasso .Un très bon moment de théâtre où l'air de rien se dévoilent quelques pans de la personnalité de cet artiste et cela sonne juste tant il est vrai que Picasso hante encore ce quartier. Remercions ces Américains de nous le rappeler si joliment!" Evelyne Trân

"Picasso et Melle Fischer, siamois contre leur gré mais attirés comme des a(i)mants, acceptent de donner du sang à la bête. Un dessin enfanté pour être abandonné, condamné à la brulure. Le mythe d’Iphigénie inversé dans son objectif : se résoudre à mourir sur l’autel pour que la tempête s’apaise, pour que l’hydre retourne à sa tanière, repu du sang des innocents.
Tout recommencera, en Syrie, en Afghanistan et à Béziers. Tout a déjà recommencer. Raison pour laquelle il est vital de résister. Voir « Un Picasso » constitue un acte politique. Nous le savions pas mais deux comédiens possédés nous en ont convaincu." Dominique Planche

"Un texte superbe, drôle, émouvant et profond, adapté par Elise Bayle, une mise en scène sobre de Steven Ullman et Natalia Lazarus, une interprétation magistrale de Charles Fathy alias Picasso et Natalia Lazarus alias Mademoiselle Fisher. Celle-ci tour à tour autoritaire, émouvante et charmeuse, donnant la réplique » à un Picasso arrogant, sûr de son talent et misogyne à souhait"

Lydie-Léa Chaize

 
Small Heading
Press Reviews (click on images to see full article)